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Les ministres des Finances et/ou de l’Économie des 27 États membres de l’Union européenne se sont réunis le 9 mai 2010 à Bruxelles pour une session extraordinaire du Conseil "Affaires économiques et financières" pour débattre de la mise en place d’un mécanisme de stabilisation destiné à préserver la stabilité financière en Europe.
Le Premier ministre Jean-Claude Juncker y participa en sa qualité de président de l’Eurogroupe, le ministre des Finances, Luc Frieden, y représenta le gouvernement luxembourgeois.
Après presque 12 heures de négociations le Conseil a ainsi pu trouver un accord pour la création d’un mécanisme de stabilisation qui pourra atteindre un volume global de € 750 milliards de crédits qui seront garantis par les États membres de la zone euro.
Selon Luc Frieden, cette "somme gigantesque qui est répartie à raison de € 500 milliards pour l’Union européenne et € 250 milliards en provenance du Fonds monétaire international devrait avoir pour effet que le calme retourne sur les marchés". Le ministre des Finances luxembourgeois a expliqué que cette solution a été retenue en raison du fait que le traité ne prévoit pas un tel mécanisme de stabilisation et que les ministres des Finances "devaient regarder d’abord si des solutions pouvaient être trouvées dans le cadre financier actuel de l’Union européenne". Et, en effet, un emprunt de € 60 milliards par la Commission européenne est possible. Pour les € 440 milliards qui restent pour les États membres de l’Union européenne, il a été décidé que les États membres de la zone euro "créent une société spéciale qui est autorisé é faire des emprunts qui seront garantis par les État membres de la zone euro, sous condition, bien entendu, que les pays qui pourraient profiter de tels prêts s’engagent à réaliser des économies substantielles afin de réduire leurs déficits".
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